Badis Ben Redjeb est un jeune tunisien âgé de 29ans. Enseignant universitaire en civilisation américaine et britannique à la faculté des sciences humaines et sociales de Tunis (Département d’Anglais) et préparant actuellement un doctorat en civilisation américaine, ce féru d’histoire et de littérature consacre ses quelques heures libres à l’écriture de poèmes en attendant de clore le dernier chapitre de son premier roman.
Une nouvelle plume riche et prometteuse qu’Afroplurielles est fière de vous présenter.
Du haut des synagogues mon âme réentend
L’auguste moment où le grand roi Salomon
Livrait sans se soucier ses plus beaux cantiques
A l’orée des colombes et des vastes portiques.
Du haut des églises ma pensée perchée
Se souvient du temps où le divin messager
Délivrant son message d’amour et de paix
Se faisait trahir pour une dizaine de deniers.
Je contemple les siècles du haut des minarets
Mille ans ont passé depuis que la plus grande des cités
D’Omar le bien aimé aux modernes keffiehs
Résiste tous les jours à qui désire l’enchaîner.
De plusieurs noms les âges m’ont affublé
Pensant de cette manière pouvoir m’approprier
Mais les hommes, Hélas, ont vite oublié
Qu’on ne vole point ainsi ce que dieu a vénéré.
Témoin des siècles et mère des contrées
Je rêve depuis longtemps pour mon auguste cité
D’une bonté régénérée et d’une paix consacrée
Afin que le prochain soit à nouveau digne de s’aimer.
Un jour viendra où du Mont des Oliviers
Mon regard au loin contemplera la beauté
Des fils des religions par Dieu consacrées
Partageant leur cité et vivant tous en paix.
Badis Ben Redjeb
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