Annie Ébène, est une artiste qui invite son auditoire à une réelle expérience musicale sans prétention ni compromis, Sa musique est un alliage de rythmes africains et de sonorités modernes.
Annie Ébène, auteure, compositeur et interprète, sait évoquer des images, des situations et des émotions d’actualité, Ses textes sont des réflexions sur le triomphe et le recul personnel, propres à chacun et auxquels il faut faire face quotidiennement. Le langage d’Annie est simple et spontané, ces paroles sont l’expression du c ?ur, Son charme provient de sa transparence, et telle une Diva, elle envoûte l’auditoire entier. Née au Congo, Annie Ébène a commencé à chanter en 1987. Elle s’est fait remarquer alors qu’elle était choriste aux côtés de Mpongo-Louta, un Grand Nom de la musique africaine. Elle a prêté sa voix au groupe The Best, de l’Hôtel Intercontinental de Kinshasa. Elle accompagna Tshala Muana, et peu après, Abeti Massikini, une chanteuse africaine renommée, décédée en 1994. Entre 1994 et 1997, elle a poursuivi sa carrière entre les grandes capitales de Kinshasa et d’Abidjan (Cote D’Ivoire ).
Arrivée au Canada in 1997, elle se joignait à Africana dans le cadre du Festival Nuits d’Afrique. En 1999, elle accompagna Charles-Monbaya, un chanteur religieux, et en 2002 elle a entrepris une carrière en solo. Elle participe à de nombreux projets en studio. Elle a été invitée au Carnaval des cultures (Ottawa), au Festival Nuits d’Afrique, au Club Ballatou, au Kola Note (Montréal). Aujourd’hui, Annie termine la production de son premier album dont le lancement est prévu avant l’été.
Annie Ebène a bien voulu accorder une interview à la rédaction d’Afroplurielles.
Afroplurielles : Peux tu nous en parler brièvement de toi et de tes origines ?
Annie Ebène : Je suis canadienne d’origine congolaise, née à Kinshasa, 6ème d’une famille de 7 enfants. J’ai fait mes études primaires et secondaires à l’école Kimbanguiste ( Kinshasa - C/ Matete ). J’ai continué le secondaire au Lycée- Pédagogique de Limeté ( Kinshasa ) 2 ans après, c’était la fin de mes études par manque de moyens financiers.
Afroplurielles : Qu’est ce qui t’a poussé dans la musique ?
Annie Ebène : Mon rêve était la peinture. Malheureusement, ( si je peux le dire ainsi ) je n’ai pas eu la chance de le réaliser. Comme au fond de moi l’art m’habitait déjà, je me suis retrouvée dans la musique, une autre forme d’art.
Afroplurielles : A partir de quel moment as tu su que tu allais en faire ta vie ?
Annie Ebène : Au début je ne pensais pas faire la musique toute ma vie, mais aujourd’hui je me suis rendue compte, qu’elle est ma vie. En 1997 quand je suis arrivée au Canada, je pensais avoir une autre vie,arrêter complètement la musique. Pendant plus ou moins 4 ans j’ai d’ailleurs arrêté. J’ai travaillé dans la manufacture pour subvenir à mes besoins et faire venir mon fils. Mais c’étaient les 4 années les plus tristes de ma vie. Là, j’ai compris que je ne pouvais pas vivre sans la musique.
Afroplurielles : Tu as travaillé avec de grands noms de la musique africaine comme Abeti Massikini. Comment cela s’est déroulé pour toi ?
Annie Ebène : Je remercie le ciel ( en particulier), d’avoir connue la défunte ABETI MASSIKINI, ( paix à son âme ). Elle était la meilleure enseignante qu’une jeune Choriste-chanteuse peut avoir. C’est en partie grâce à elle que je suis ce que je suis.
Afroplurielles : Maintenant, comment qualifierais- tu ta musique, quelles sont tes sources d’inspiration ?
Annie Ebène : Pour moi, ma musique reflète en quelques sorte la vie ( si je n’exagère pas ). Je m’explique : La vie nous fait rire, pleurer, danser etc.. Mon inspiration pour le moment provient justement de la vie, mes expériences et tout ce qui est autour.
Afroplurielles : Ton album sort prochainement, comment se sont passés les enregistrements ?
Annie Ebène : Il faut savoir que faire un album n’est pas facile, ça demande beaucoup de travail, d’énergie, d’argent et de temps. Dans mon cas, Il y avait des jours où ça n’allait pas. Mais, je suis assez chanceuse de comprendre que rien n’est facile dans la vie. Finalement tout s’est bien déroulé. J’arrive bientôt à la fin de mon projet.
Afroplurielles : Tu vis au Canada depuis déjà quelques années, et je suppose que tu as déjà conquis un public. Cependant tu chantes dans différents dialectes, pourquoi ce choix, sachant que peu de personnes sont à même de comprendre les paroles ?
Annie Ebène : Souvent les paroles ne sont pas ce qui attire en premier. La mélodie, le rythme, l’humeur de la chanson attirent plus, mais pas tout le temps bien-sûr.
Afroplurielles : Quels sont tes souhaits dans l’avenir ?
Annie Ebène : J’aimerais en savoir plus, connaître d’autres horizons qui mes sont inconnues.
Afroplurielles : Si tu avais un regret, lequel serait il ?
Annie Ebène : Je regrette, et regretterais toujours mon Père, car il est mort très tôt.
Afroplurielles : Un petit mot pour nos lectrices ?
Annie Ebène : Etre une femme, n’est pas synonyme de faiblesse ni d’infériorité.
Afroplurielles : Merci de nous avoir accordé cette interview annie. Nous vous souhaitons beaucoup de succès.
Annie Ebène : Merci, à vous aussi.
Pour en savoir plus : www.annieebene.com
Vous êtes une artiste (peintre, chanteuse, écrivaine, danseuse..etc ) et souhaitez vous faire connaître, contactez la rédaction d’Afroplurielles à